Je suis récemment tombé sur cet article d’Advertising Age, véhiculant cette information : Burger King vient de réaliser un lifting de sa signature de marque. Historiquement « Have it your way » (depuis 40 ans), la nouvelle signature devient « Be your way ».

Comme expliqué dans l’article, bien que certains responsables marketing utilisent « Taste is king », il semblerait que « Be your way » tende à devenir la signature imposée dans les différentes régions.

L’exemple en images (désolé, ces images ne sont pas très qualitatives en terme de communication) :

 

Et si l’on parle d’une diffusion de cette signature dans tous les pays où l’achat du Double Whopper est possible, on pourrait donc s’attendre à des campagnes de communication adaptées selon ce slogan en France. « Be your way » pourrait devenir « Soyez vous-même ». Ou même « Venez comme vous êtes » ?

STOP ! Nous avons un problème, Houston, non ?

Effectivement, il semblerait y avoir une légère coïncidence de sens entre le nouveau « Be your way » international de Burger King, et le « Venez comme vous êtes » français de McDonald’s. Quelle est la source de cette forte ressemblance, qui pourrait amener deux des plus grands concurrents de l’histoire de l’économie à devoir s’expliquer (une querelle ne serait que peu probable pour le moment, étant donné la faible présence médiatique et commerciale de Burger King sur le territoire français) ?

Un benchmark réalisé par-dessus la jambe ? Des nouveaux dirigeants voulant remettre en cause explicitement la main-mise de (feu) Ronald McDonald sur certains marchés, et dans ce cas, la France ?

Bien que nous soyons à des années lumières d’un peu probable conflit à ce sujet car « Be you way » et « Taste is king » restent différenciant du « I’m lovin it » international de McDonalds, nous espérons toujours la première campagne de communication depuis l’ouverture du premier restaurant parisien en fin d’année dernière.

Espérons tout de même que cette future guerre de communication entre l’outsider, alias Double Whopper, visant 20% du marché, et le géant, ami de José Bové, reprenne les mêmes traits d’humour que ce spot censuré en Allemagne.