Les magasins de bricolage sont sans doutes les annonceurs les moins « sexy » dans leurs différentes prises de parole. Inondant leur cible d’affiches visuellement agressives et peu engageant, et bourrant les boîtes aux lettres de prospectus promotionnels, ces marques ont certainement une importante responsabilité dans la montée de mouvements publiphobes.

Pourtant, en Allemagne, un annonceur de ce type a décidé de révolutionner les conventions de communication dans son secteur, il s’agit de OBI.

Partant du constat que les prises de parole habituelles au sein du marché des magasins de bricolage sont faiblement appréciables, au point de considérer les consommateurs comme des moutons se dirigeant uniquement vers le prix affiché en plus gros, OBI a décidé d’y apporter sa petite révolution.

Plutôt donc que de se lancer vers une énième campagne d’affichages quasiment « inutile », OBI a souhaiter laisser place à la création et l’innovation en se rapprochant de l’agence Jung von Matt.

Le concept est le suivant : apporter le bénéfice d’utilisation des produits de l’enseigne directement perceptible en rénovant diverses façades sur un espace équivalent à des billboards classiques.

Ainsi via cette mécanique, l’annonceur souhaite s’attirer l’interrogation de l’audience et ainsi accroître sa notoriété et générer de la préférence de marque.

Bien évidemment, certain réfractaires pourront juger qu’il est dangereux de se priver d’une communication promotionnelle dans un objectif de génération de trafique in-store. Ce à quoi il est très simple de répondre qu’il est parfois bon de rompre les conventions et de s’attirer une attention naturelle et respectueuse, plutôt que de penser uniquement par une logique de répétition, ce qui peut générer à terme dune phase de rejet.

Ainsi donc, bravo OBI.