“Secret”, une nouvelle application qui voit le jour et pose les bases d’un narcissisme toujours plus évolutif. Rester anonyme, l’un des principes souverains dudit réseau, suscite de vives réactions tant il prône la fausse modestie déjà usuelle dans le monde interactif du 2.0.

Créée par David Byttow et Chrys Bader, des anciens de Google, l’application enflamme la Silicon Valley et mise sur la spontanéité des propos. Sous couvert d’anonymat, les actions deviennent plus franches et moins sujettes à la régulation sociale. C’est sur ce principe que l’application “Secret” dédouane son utilisateur de la retenue virtuelle.

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Voyez-y une sorte de bal masqué dans lequel on partage ses confidences, on révèle, on dénonce, tout en montrant encore une fois que si la curiosité n’est pas un vilain défaut, elle a le mérite d’attirer les utilisateurs.

Lancée le 30 Janvier aux Etats-Unis, le concept est on ne peut plus simple : une fois inscrit, vous partagez vos confidences à vos contacts de manière totalement anonyme. “Vous savez qui est sur la liste des invités mais vous ne savez pas qui dit quoi”. Si les ragots génèrent de l’audimat et semblent s’épanouir pleinement dans la presse people, le potin prend vie sur un nouveau support. Vos contacts d’iPhone sont directement catégorisés en « amis » et donnent naissance à des dialogues dont le contenu est invérifiable et l’auteur non identifié.

Prenez la concision de Twitter, le système commentatif de Facebook, l’interface simpliste de Snapchat, saupoudrez de fausse modestie, ajoutez-y une pincée de narcissisme et vous obtiendrez un réseau qui surfe sur la tendance du ragot décomplexé. Une sorte de confessionnal virtuel dans lequel le voyeurisme intrusif est encouragé par une ode réfractaire à la pudeur.

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