American Apparel, c’est un peu le temps d’avance dans le retard. Les retardataires progressistes, ou les avant-gardistes rétrogrades, à vous d’en juger. Nous parlions récemment d’une opération marketing qui avait de quoi ébouriffer un chauve, mettant en scène des mannequins à la toison pubienne qui dépasse l’acceptable en matière de convenance anatomique.

Aujourd’hui, en grands sabots, la marque colle un pied de nez aux traditionnelles coutumes de la planète mode et de ses égéries idylliques. Le bad boy du secteur a choisi de glorifier le corps féminin sous un angle peu commun. C’est un top de 62 ans qui aura la responsabilité de représenter l’enseigne en petite tenue.

Qui a dit qu’on ne pouvait plus être mannequin après six décennies, trois fois vingt ans ? Si vous, séniors encanaillés, peinez à trouver des activités dominicales amusantes et que l’envie vous prendrait d’être la muse de la mode, allez-y, foncez ! Entre deux séances de thalassothérapie et avant le dancing de la discothèque de Mulhouse, il y a peut-être une place pour vous dans la mode.

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Trêve de puériles remarques, revenons à nos mannequins. C’est Jackie O’Shaughnessy qui, au plus grand bonheur des amateurs de corps à l’histoire chargée, pose en petite tenue. Alors que Mathilde Frachon, française de 23 ans, est élue égérie de Victoria’s Secret, le choix d’American Apparel illustre d’autant plus son besoin constant de différenciation.

La beauté de la démarche réside dans la signature de la marque qui, à mon insignifiant avis, couronne un concept déjà brillant avec l’accroche «Le sex-appeal n’a pas de date d’expiration », et bim, pichenette.

Un positionnement audacieux qui ne prend pas une ride et ancre le géant dans sa quête de différenciation identitaire. En somme, milf et une bonnes raisons de saluer la jeunesse du concept.

 

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