Lorsque l’on est une jeune marque bio de babyfood à faible notoriété, il est bien difficile de se faire connaître face aux concurrents hégémoniques et de parvenir à se faire une place dans les linéaires de GMS.

Il semblerait pourtant que la marque Good Goût, grâce au travail de l’agence Jésus, vient de réaliser un surprenant tour de force.

Petit rappel des faits… 

En 2012, Mikael Aubertin cofondateur de Good Goût remporte la BFM académie et bénéficie ainsi d’un équivalent de 150k€ d’espaces publicitaires sur BFM Business. 

Inutile de vous dire que l’audience de ce média s’en tamponne mollement d’une marque de babyfood bio qui vient rompre son émission financière favorite.

Alors, comment rendre le message créativement fort tout en véhiculant l’identité de la marque et un discours qui interpelle ces téléspectateurs si particuliers ?

La réponse orchestrée par Jésus est la suivante :

Donner la parole au petit Lucas, 18 mois, qui écrit avec une audace juvénile à Monsieur Super U et Monsieur E.Leclerc.

Cette lettre véhicule parfaitement le rôle de Good Goût, à savoir accompagner l’éveil culinaire de l’enfant aussi bien sur le plan gustatif et nutritionnel. Et ainsi permettre aux parents en manque de temps de nourrir correctement leurs enfants.

Au-delà d’accroître la notoriété et l’identité de Good Goût, via cette lettre, la marque interpelle directement des acteurs dominants de la grande distribution pour tenter de se frayer un chemin dans nos chariots.

Tout cela est condensé dans 2 spots de 30 secondes des plus adorables qui se terminent sur le claim suivant : « Nos enfants vont mieux manger que nous ».

Nous ne pouvons que constater un talent créatif certain en provenance de Gabriel Gaultier, au bénéfice d’un sujet et d’un contexte des moins évidents.