Tout le monde connaît le Trivial Pursuit de Hasbro. Le jeu de culture général est troisième au rang des jeux les plus vendus au monde. 70 millions d’exemplaires écoulés et une traduction en 19 langues. Un palmarès dépassé de peu par le Scrabble et le Monopoly. Le jeu, de par sa célébrité communique pas ou peu. De temps à autre des films sortent sur les écrans. Souvent durant les grands enjeux commerciaux : Noël, Pâques, Toussaint. En réalité à chaque fois que la marque peut profiter de l’instant d’oisiveté d’une famille pour se faire une place ! Toutefois, que Trivial Pursuit décide de commander une campagne print est assez exceptionnel. Cette semaine, Trivial Pursuit dévoile donc une campagne de six prints pensés et réalisés par DDB Paris. L’agence de Bernbach a le mérite d’avoir su proposer des créations qui illustrent également les règles du jeu. En effet sur chaque scène, un protagoniste est transformé en part de camembert. Ce dernier représente la bonne réponse dans les conventions du jeu.

C’est donc aussi une énigme pour le spectateur. Sur cette première version, le camembert représente E.T. l’extraterrestre dans sa fameuse scène de vol au clair de lune. A vous de deviner les autres. Sans vous en rendre compte, vous jouez déjà au jeu. La campagne agit comme un échantillon, une démonstration.

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Avec cette campagne l’idée est simple : assurer la présence à l’esprit de Trivial Pursuit et conserver son statut de top of mind.

Le second avantage de l’opération est de traduire avec ces six visuels, la pluralité et la diversité des thématiques proposées par le jeu. Ou alors le fait qu’il soit décliné en d’innombrables versions spécialisées.

 

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On apprécie d’autant plus que la qualité de la direction artistique est au rendez-vous. Les visuels sont poussés à la perfection. Pas de traces de montage, lumière totalement maîtrisée et appropriation des codes graphiques propres à chaque univers. Enfin on remarquera un blanc tournant qui appuie les scènes et fait directement référence aux encarts des cartes questions-réponses du Trivial Pursuit.

Pour résumer : une idée simple. Si simple que la rédaction est absente. Un logo pour seul signature et une exécution au poil (surtout pour king-kong). La campagne conçue sous la houlette d’Alexandre Hervé promet d’être remarquée et efficace.