Le 2 février prochain se tiendra l’un des plus grands évènements publicitaires de l’année, je veux bien évidemment parler de la finale du Super Bowl. 

Le moment propice pour les annonceurs qui souhaitent contre quelques millions faire part de leurs « audacieuses créativités » au sein des plages publicitaires rythmant le match… Cependant, et afin d’avoir un bon rapport investissement/attention de l’audience, certaines marques tentent de faire parler d’elles en amont de l’évènement.
Teasers, usages « assumés » de recettes pour faire le buzz, ou encore les fameuses vidéos « behind the scenes » sont autant de façons d’attirer les projecteurs du web sur soi pour se faire désirer et ainsi d’accroître la part d’audience « captive » le jour J.

Cependant, l’année dernière, une marque s’était démarquée en dévoilant un spot qui fut refusé par la chaîne CBS, il s’agit de SodaStream.
L’annonceur attaquait directement Coca-Cola et Pespi, ce qui contraint CBS à exiger un retravaille de la copy. De quoi générer énormément de discussions sur le web autour de la marque.

Bien consciente de la visibilité acquise grâce à la décision de CBS, SodaStream n’a pas hésité à renouveler l’opération pour cette édition 2014. Au risque d’en faire sa signature à chaque début d’année…

Pour ce nouveau spot, on y découvre donc la douce Scarlett Johansson nous expliquer que son réel rôle en tant qu’actrice était de « sauver le monde ».

Comment ? 
Elle nous en fait la démonstration en préparant une bouteille de SodaStream, et nous prouve que cela est bon pour elle et pour la planète, puisqu’elle sauve des « bottles ».
Elle ponctue cela par un adorable et discret « Sorry Coke & Pepsi », phrase qui a fait rebondir cette fois-ci la Fox. À tel point que la chaîne a demandé à l’annonceur, comme pour l’an passé, de revoir sa copy (et ce, malgré le joli sourire de Scarlett). 

Ainsi l’annonceur renouvelle cette opération qui semble judicieuse (plus de 1 500 000 vues sur YouTube en seulement 1 journée).
Pourtant, le dirigeant de SodaStream se défend sur US Today via une interrogation assez judicieuse : «  Quel annonceur en Amérique ne mentionne pas ses concurrents ? Ces interdictions sont le genre de choses qui surviennent en Chine… En tant qu’américain, je suis extrêmement surpris ».

Interrogation véridique ou franche langue de bois ?  
Qu’importe… cette décision de la Fox ainsi que celle de CBS l’année dernière, pose le débat du poids des annonceurs dominants face à l’indépendance des médias américains…