C’est le genre de vidéo qui nous fait froid dans le dos.

Elle s’appelle Maya ou peut être Gwendoline. Elle a huit ou peut être neuf ans. Elle semble épanouie dans les faits : la natation, les copines à l’école, le dessin, les jouets…Elle est « sage et obéissante ». Elle est peut être votre voisine ou la gamine qui fait de la balançoire devant vos yeux.

En France, 1 habitant sur quatre connaît, au sein de son entourage, une victime d’inceste.

Constat alarmant pour le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) qui, avec son agence de communication Paris en Australie, a réalisé une vidéo de 35 secondes à destination d’Internet et des réseaux sociaux, dès ce mardi 21 janvier, avant d’être diffusée à la télévision, la semaine prochaine.

« Tout ça parce qu’elle écoute son papa qui lui dit que c’est normal, que tout le monde fait ça et que les papas ont toujours raison. »

L’objectif du Collectif est de lutter contre l’inceste qui depuis septembre 2011 a disparu du Code Pénal. Selon le Conseil Constitutionnel, la définition n’était pas assez précise, d’où cette décision.

L’inceste est une relation sexuelle au sein du cadre familial ce qui relate d’un interdit mais pour CFCV, il est primordial de préciser qu’«un enfant n’est jamais consentant », avant d’ajouter « L’inceste est toujours un crime. Changeons la loi. » Un crime passible de 20 ans de prison, aujourd’hui. Mais un crime encore trop courant.

Un sondage, réalisé par l’Ipsos en 2009, a en effet relaté que le nombre de victimes d’inceste s’élevait à 2 millions d’individus en France. 52% des quelques 8 000 individus qui composent chaque année le numéro vert de SOS Viols admettent que les faits remontent à l’enfance lorsque l’on creuse un peu.

L’inceste est encore tabou. Il détruit le cadre familial. Non, Maya ou Gwendoline, ce n’est pas normal, ton papa il n’a pas le droit de te faire ça. Ni personne d’autre d’ailleurs.