Le hipster, cette race à part. Même s’il ne s’agit pas de communication pure, le concept d’hypstérisation est tellement omniprésent qu’il est difficile de ne pas en parler.

Force d’un way of life tout à fait spécial et anachronique, le hipster a cette faculté de toujours nous surprendre. On est tous un peu hipster et, même si on ne l’est pas, on est tous le hipster de quelqu’un. Du fringuant quadragénaire à la chemise à carreaux rouge et noire qui soigne sa moustache soyeuse avec de la gomina italienne à la jeune étudiante intello-artistique qui se graisse le neurone gauche en vantant les mérites de l’art népalais à travers les siècles, le hipster est partout.

Si aujourd’hui vous en avez peur, vous ne savez pas comment les reconnaître, sont à votre disposition quelques images pour aiguiller votre sens critique. Attention toutefois au stéréotype tendancieux et au jugement hâtif, ce n’est pas parce qu’une de vos connaissance est en possession d’un triangle sur le bras que ça fait d’elle une personne mauvaise.

Quelques signes ne trompent pas. Écouter un 33 tours des Guns sur un tourne disque en bois satiné dans la rue,  fumer un cigare sans couper la tête parce que « c’était mieux avant », mettre une photo de couverture Facebook de Chirac en charentaises avec un bon verre de pinard et la clope au bec, importer ses pulls du Pérou, importer la laine de mouton péruvien pour faire vous-même vos pulls du Pérou, importer un troupeau de moutons péruviens pour en travailler la laine pour créer vous-même vos pulls du Pérou, sont, par exemples des symptômes qui ne trompent pas.

Quand il vous est difficile de reconnaître le hipster, d’en saisir les ombrageuses subtilités, MoveHub met à votre disposition quelques infographies pour déceler le hipster qui sommeille en votre voisin avant que se dernier ne vous contamine.

De sa douce appellation exotique  “Hipster : The World Tour”, l’infographie répertorie les stéréotypes présents dans les villes comme Londres, Berlin, Sydney ou Tokyo.

 

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Toujours en accord avec ce mode de vie sujet à la discorde, le designer Mike Mai a récemment crée un site anti-Helvetica, police chouchou de tout designer hipster qui se respecte.

Force d’une utilisation trop massive, la typo linéale Helvetica a tendance à sortir par les yeux, un peu comme la police Impact ou Comic Sans Ms. Dans ce site, il regroupe des citations de personnes qui affichent un franc mépris à l’égard de cette typo et propose même des t-shirts à l’usage de ceux qui s’aventureraient à arborer fièrement leurs opinions typographiques.

 

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