La transpiration, expression involontaire d’un stress manifeste, est un fléau moderne pour certaines personnes. Proportionnelle au niveau de stress, l’évacuation de la sueur grandit conjointement au rythme cardiaque. Un stunt publicitaire de Nivea, qui nait sous la houlette des créatifs Félix et Lamberti en collaboration avec la maison de production Jotz, consiste à titiller des personnes dans un lieu public pour faire naître chez elles un malaise grandissant. L’expérience prend place dans un aéroport allemand.

 

 

En pleine promiscuité populacière vous êtes franchement détendu quand tout à coup, sans que le gong ne retentisse, des portraits de vous placardent l’environnement. Vous qui avez rendez-vous avec dame routine, et à l’accoutumée inoffensif, vous voilà ennemi public numéro un. Votre pouls s’accélère de façon frénétique, vos mains deviennent moites et les regards n’expulsent aucun remord lorsqu’ils se posent sur vous.

Une petite mise en scène innocente dans laquelle on se prend alors à penser que l’amnésie a eu raison de vous lorsque vous avez commis l’irréparable. Les neurones escagassés, le teint pâlot, et les lois de la rationalité revisitées sauce incompréhension, vous découvrez que tout ceci n’est que sombre manipulation à la franche allure de guérilla marketing.

Une opération dans laquelle la marque s’invite en grandes pompes dans un environnement public pour prouver l’efficacité de ses déodorants. À l’occasion du lancement du dernier bébé « Stress Protect », Nivea associe fièrement l’idée deux cent fois grandiose selon laquelle la mémorisation d’une marque est proportionnelle au niveau d’émotion dégagé par l’opération publicitaire.

En somme, ce coup marketing est l’illustre exemple d’un stunt publicitaire fringant qui solidifie un lovemark déjà bien solide. 

 

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