Le métropolitain, territoire ennemi qui met à l’épreuve la résistibilité nerveuse de la crapule pré-paléolithique moyenne. Comment survivre dans cet environnement hostile dans lequel la misanthropie parisienne cède le pas au cacochyme individu à l’humeur irrégulière ?

GuideRatpLe métro parisien est un endroit unique au monde dans la diversité culturelle qu’il propose. Avec 5 millions de voyageurs par jour, la promiscuité populacière est bien souvent désagréable et se transforme quelquefois en Hunger Games parisien, une sorte de métro-boulot-cyanure-fais dodo maïtika. Prendre le métro, c’est un jeu d’esquive, une sorte de saute-cas-sociaux dans lequel le gagnant est celui qui aura gardé une tension artérielle proche de 12 lorsqu’il en sort.

clopeEsquiver le mendiant qui veut vous vendre son enfant, le pervers qui a cette rassurante faculté à vous fixer le fond de la pupille avec un air suave et hautement profond, le type qui se fait un petit gueuleton entre Barbès-Rochechouart et Jaurès, celui qui passe sa discographie tendre et délicate aux symphonies boobesques, les aisselles humides et odorantes à la parfaite hauteur de vos naseaux, ou encore l’odeur un tantinet cavalière de l’urine à la douce effluve printanière.

music ratpLe métro, cette boîte de sardines au milieu d’autres boîtes de sardines entassées dans un cageot de boîtes de sardines, est un endroit dans lequel vous ne pouvez pas vous aventurer sans avoir pris connaissance des règles fondamentales de savoir vivre.

Depuis trois ans, la RATP produit un manuel de savoir vivre à l’usage du voyageur moderne. Une sorte de code moral à l’attention des troublions indisciplinés qui tyrannise l’ataraxie sociale sans l’expulsion d’un remord.

Un graphisme impactant, des règles incisives mais véridiques, un ton décalé pour une petite leçon d’humanité. L’ouvrage de la RATP est un moyen ludique et pertinent de véhiculer des informations tout en rappelant au quadrupède désobéissant les règles de vie primaires.

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Dans la même idée, la RATP avait joué la carte de la déshumanisation de ses utilisateurs à travers quelques prints bien ficelés

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