Le quotidien Libération, mastodonte incontesté de la presse écrite « libérale-libertaire » impose aujourd’hui les bases d’un coup de gueule noir sur blanc. Paradoxalement ce n’est pas l’image qui attire l’œil mais son absence qui sied en une du journal d’aujourd’hui.

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Supprimer le visuel pour défendre la photo de presse en appuyant sur l’importance du métier dans la profession journalistique. « C’est un Libération où la photo a été volontairement escamotée. Du blanc en hauteur ou en largeur, comme le négatif d’images invisibles », explique le journal.

On met l’accent sur les risques incommensurables pris par les journalistes de guerre qui, pour gagner leur vie, la mettent fortement en danger. Partant du bilan qu’un photographe de guerre sur deux perçoit des revenus inférieurs ou égaux au Smic, on pose les bases d’un coup de gueule légitime et fièrement assumé.

Cette prise de position s’ancre également dans un climat de haine sociétaire, de rejet des valeurs fondamentales et des droits humains respectés aléatoirement. Sans amalgame aucun, cette une muette, paradoxalement, s’exprime beaucoup. Internautes abjectes sur les réseaux sociaux, quotidien Minute à la une plus que tendancieuse hier, Libé fait le bilan et exprime son mécontentement, n’en déplaise aux réactionnaires patriotiques.

Est-ce un bon moyen, pour la presse écrite dont les ventes sont en clair déclin, de sacrifier sa une au profit d’un coup de gueule ?