Apple versus le reste du monde ou l’éternel acharnement contre un jobisme horripilant. Depuis des années, et force d’une réussite planétaire, la critique devient facile. « Apple c’est cher, Apple ça innove pas, Apple c’est pour les étudiants bobos en fac de droit qui se servent uniquement du traitement de texte, Apple c’est l’obsolescence programmée » qu’ils disent.

Big Lazy Robot est une agence de création de contenu vidéo. Pour Audi, ou Nike, par exemple, l’agence s’amuse souvent à mettre en scène les robots en leur attribuant un petit côté humanoïde. Pour cette vidéo, l’agence pointe du doigt la surconsommation des produits Apple pour le plus grand plaisir des Windowsiens convaincus.

Métaphore de l’homme, le robot est à l’honneur ici. Qu’il s’agisse de s’agglutiner comme des somaliens devant un grain de riz à la sortie de l’iDiots, ou de télécharger des applications à l’utilité discutable, tout est fait pour pointer du doigt les attitudes exagérées du consommateur moyen.

Ce petit film est à l’usage de tous les sceptiques de la marque, les éternels insatisfaits et réfractaires de la pomme, ceux qui préfèrent utiliser une machine à écrire en écoutant Led Zeppelin sur leur radio cassette en se tripotant une moustache de quatre semaines bien taillée chez le barbier de Saint-Germain-des-Près. Outre cette remarque puérile et infondée, les antis, comme les pros-Apple sont facilement catégorisables, le bien-le mal, le yin-le yang, Leclerc-Lidl…

Dénoncer l’obsolescence programmée aurait été un concept pertinent et efficace si ladite réduction de l’espérance de vie volontaire n’était pas appliquée à la majorité des produits high-tech. Partant du navrant constat que l’iPhone aurait pu être remplacé par n’importe quel produit (Galaxy S, machine à laver, écran plat, belle mère), l’intérêt d’une critique visée semble inutile et révèle un acharnement toujours plus discutable sur la marque à la pomme.

Même si l’esthétique de la vidéo n’en demeure pas moins intéressante, finement réalisée, drôle et percutante, le fond semble dénoncer davantage les effets dérivés des nouvelles technologies que les produits eux-mêmes.

C’est la théorie des moutons moutonnés dans laquelle les moutons qui achètent en masse Apple se font critiquer par les moutons anti-Apple. Le chat qui se mord la queue, la queue mordue par le chat.

En bref, c’est la dénonciation d’un marché juteux dans lequel Apple a vendu 360 millions d’iPhones en 6 ans. Critiquée ou critiquable, la marque fait parler ses chiffres au plus grand désespoir des éternels sceptiques à la critique incisive et despotique.

 

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