“Have some nuts” ou “Ayez des noix”, les nouveaux prints de Nuts par DKP Paris.

 

 

En première lecture cette accroche semble être barbare ou agressive mais, une fois le visuel découvert, la réflexion prend un sens nouveau.

Nuts, une enseigne bien connue, au capital marque solide peut se permettre un humour douteux qui ne segmentera pas le marché. Un visuel décalé qui répond aux attentes de la cible, jeune et sportive, en général friande de ce genre de jeux de mots douteux, mais foncièrement drôles.

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Une publicité simple et percutante au message textuel qui sublime le visuel, on nous vend le courage et non les caractéristiques pures du produit. Une représentation littérale des noix pour la métaphore du courage avec un bénéfice produit qui fera de vous un homme capable de franchir un pont à la solidité approximative au dessus de crocodiles affamés, ou encore de piquer une tête au milieu des requins.

On innove dans un secteur qui, bien souvent, met en avant un produit allégé en sucre qui ne fera pas de votre enfant le petit homme rondouillet qu’on frappera à la récré pour lui subtiliser sa barre de céréales. Une promesse simple et un ton décalé pour une séduction quasi-évidente.

Petit tour d’horizon sur les publicités de Snickers, la marque concurrente, qui utilise le même ton dans le domaine de la communication pertinente.

Un concept déclinable avec un symbole fort en testostérone, Mr. T dans un spot où la marque n’a pas peur de jouer avec son produit en prenant le risque de le vulgariser.

 

 

Pour le Super Bowl, un spot ponctué de l’infatigable signature “vous n’êtes pas vous quand vous avez faim”. L’accent est mis sur le changement de personnalité lorsqu’on a le ventre vide.

 

 

Le Sexy Car Wash nous présente un arsenal de femmes physiquement intelligentes, à la plastique irréprochable et à la protubérance mammaire. Ce spot est l’illustre exemple qui montre qu’en prenant un stéréotype kitsch et désuet on peut en faire un bijou de rebondissement.

 

 

Ici, le coach blanc et chétif, incarné par Robin Williams, se trouve dans un univers qu’il ne maîtrise pas dont les bases semblent lui échapper. Après avoir ingurgité une barre de Snickers, il se métamorphose en mastodonte à qui dire “non” reviendrait à jouer à la roulette russe avec six balles dans le barillet.

 

 

La communication de Snickers et Nuts s’illustre avec une originalité malicieuse dans l’amas de publicités qui recyclent les mêmes codes. Elle sait répondre aux attentes sans faire l’étalage superflu des caractéristiques injustifiées du produit. Reprendre des clichés avec décalage et pertinence, pour ne pas être attendu là ou on a élu l’évidence comme axe publicitaire, est un exercice maitrisé par les deux marques.