Depuis 2011 les filles ont elles aussi leur journée, qui se fête le 11 octobre de chaque année. Née sous la houlette de l’Assemblée Nationale des Nations Unies, cette initiative œuvre pour le rééquilibrage des droits fondamentaux, bien souvent non respectés dans les pays défavorisés (transports, éducation, accès aux technologies).

Le 11 octobre dernier, le projet 160 girls de BBDO Toronto honore les 160 filles kenyanes victimes de viol avec un print sobrement efficace.

Affiches minimalistes au sens poignant, ou comment utiliser le Less is more dans un environnement loin de l’effervescence consumériste. Comment faire réagir les opinions dans un monde en jupon armé et dans un pays où un enfant est violé toutes les trente minutes ?

 

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BBDO ne s’essouffle pas en répondant à cette question pour Equality Effect et offre ces prints dans lesquels la primauté revient, avec les honneurs s’il-vous-plaît, au message. Message simple et puissant qui met en scène une même phrase qui se voit dépourvue de son sens avec la magie de la ponctuation. Initialement lu « La justice n’est nulle part pour les enfants victime de viol », il se transforme en « La justice est maintenant là pour les enfants victime de viol ».

Le slash, ou barre oblique pour les fervents patriotes, est la preuve qu’un signe peut tout changer et, pour la petite anecdote, il a été peint par le sénateur du Méru (province kényane).

Certains caracoleront qu’on ne voit, sur cette affiche, pas d’appel au dons bla-bla-bla, n’en reste pas moins qu’une idée sobre mais pertinente, en l’occurrence le slash rose, vaut parfois mille mots.