Il n’y a pas pire créatures que l’enfant. Pardon, il n’y a pas pire créature que l’enfant capricieux. À l’occasion d’Halloween et de l’opération marketing Monsterkids de Chupa Chups, on invite les parents à envoyer des vidéos de leurs monstres pour nourrir la campagne de publicité menée par l’agence BBH Asia Pacific.

 

 

Comment calmer ces êtres sournois et fourbes, errant dans votre maison si paisible jusqu’alors, vous manipulant de leurs grands yeux naïfs pour arriver à des fins diaboliques et renverser l’autorité patriarcale au profit d’un dictat enfantin ? L’enfant est comme le chat, non pas qu’il aille à la litière, mais il est tout autant corruptible avec de la nourriture.

Super Nanny, Pascal le grand frère, une bonne dictée Pivot avant de lire Tom Tom et Nana, de la semoule aux graviers, une petite balayette discrète quand maman ne regarde pas, un exorciseur, de la de morphine dans un sorbet fraise-coco, un bain de bouche à l’arsenic, rien n’y fait ? Offrez-leur une tendre sucette Chupa Chups, une petite douceur sucrée pour des petits monstres avec du caractère.

Au rythme frénétique des hurlements stridents, la solution est simple : les corrompre à grands coups de sucreries. Ils brailleront toujours autant mais, petite satisfaction sadique, avec les dents cariées.

L’enfant est un atout publicitaire non négligeable, une source intarissable de franc consumérisme puisqu’il fait vendre presque autant qu’un bébé chat. Ici, le concept est intelligent et drôle mais est-il pour autant innovant ? La constipation créative semble encore avoir frappée…

 

 

Une tout autre approche de la fusionnelle et passionnée relation bonbon-enfant est apportée par Crest et Oral B.

 

 

Puisqu’un Halloween sans bonbon ne semble pas être envisageable, on essaie de tromper l’enfant en lui offrant des bonbons saints. Ne vous arrêtez pas cette affolante antithèse et comprenez qu’on ne peut pas lutter contre l’inextricable désir de glucose, de dents de vampire, de bananes, Tagada et autres délices gustatifs dans le genre. Le message est clair, goinfrez-vous autant que vous le souhaitez mais prenez soin de votre hygiène buccale, ça vous évitera de subir vos rots convulsifs et autres rejets gastriques à cause d’un bonbon aux poireaux.