Imaginez si après sa campagne avec Katsuni, Alloresto faisait de la pub sur Youporn ou Tube8 ? Improbable, vous en êtes surs ? Pourtant aux Etats-Unis, Eat24, un service de livraison de fast-food n’a pas hésité. Suite logique de la tendance #FOODPORN me direz-vous.

Le service de livraison cherche depuis toujours à faire quelque chose de différent en matière de communication et à étendre son message de marque de manière unique. Amir Eisenstein, directeur social media d’Eat24, a choisi d’adopter un plan média tout à fait original, doté d’un fort trafic et d’un coût bas : communiquer sur les sites porno. Eat24 s’est rendue compte que de nombreuses pornstars composaient sa clientèle fidèle, et que ces dernières lui faisaient pas mal de pub sur les réseaux sociaux. Parmi les pornstars ont retrouve notamment Tera Patrick, Daisy Lynn, Andy San Dimas, Alex Chance ou encore Tara Lynn Foxx. Si on y pense, c’est plutôt logique : faire du sport, ça creuse ! Eat24 a donc décidé de s’intéresser de plus près à cette catégorie de clients et à leur appétit dévorant.

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Aux Etats-Unis, les sites porno permettent de toucher plus de gens que Facebook, Twitter et Google. 30% du trafic web du pays émane des sites pour adultes, et la plupart des 100 sites les plus populaires des USA sont des sites porno : le tout offre un terrain de jeu non négligeable pour les marques.
Les Américains sont de très grands consommateurs de porno quel que soit leur âge, ville et sexe. 40 millions d’Américains sont des visiteurs réguliers, et si on compare ça à la démographie du pays, on peut dire qu’à peu près tout le monde fréquente les sites porno. En gros, une marque y trouvera à coup sur ses clients potentiels et une forte audience.

Mais selon les études menées, 99% des publicités présentes sur ces sites proposent du contenu 100% porn. Eat24 a donc décidé de prendre le risque d’occuper le pour cent restant. En plus de ça, le coût de la publicité sur les sites porno est très bas, environ 1/10ème du prix sur Twitter ou Facebook.

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Le vrai challenge de la marque a été de créer des bannières suffisamment accrocheuses pour ce genre de public. Eat24 a alors imaginé des visuels alliant plaisir et gourmandise, mêlés à des slogans drôles, décalés et on ne peut plus suggestifs. Le but : susciter l’appétit des internautes. On vous laisse imaginer à quoi ont dû ressembler les brainstormings des bannières de génie qui suivent.

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Il a ensuite fallu à la marque trouver les meilleurs emplacements pour ses bannières. Les tests ont révélé que le meilleur emplacement était celui juste à côté des vidéos : les internautes cliquent dessus environ 5 fois plus que sur les bannières de la page d’accueil.

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Au total, les bannières ont été vues 3 fois plus que sur Google, Facebook et Twitter réunis. La campagne a touché environ 10 000 Américains. Bien évidemment, le nombre de commandes sur le site et de téléchargement de l’application Eat24 a explosé. Mieux que ça encore : les clients qui se sont rendus sur le site pour la 1ère fois y sont revenus plusieurs fois. Le porno, ça fidélise.

En plus de ça, cette campagne a permis à la marque d’en savoir plus sur sa clientèle et d’obtenir des chiffres plus qu’intéressants : Chicago est la ville la plus dévergondée des États-Unis, les New-Yorkais regardent beaucoup de porno pendant leur pause déjeuner et la livraison en 24h de poupées gonflables est une idée à plusieurs milliards de dollars (si vous êtes entrepreneurs aux USA, foncez !). Et avec ça, la marque sait désormais quelle ville commande quoi, ses préférences et en quelles quantités. Le porno, véritable source d’informations anthropologiques et comportementales : qui l’eût cru ?

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Fun fact : la bannière la plus efficace de la campagne a été la bannière “Fuck Pants”, il semblerait que si les internautes ont autant cliqué dessus, c’était pour voir de plus près l’entre-jambe sur la photo. Hum… Quant à la bannière “BDSM” inutile de vous préciser pourquoi elle a si bien fonctionné. Leçon du jour : le cul ça fait vendre. Comment ça on le savait déjà ?

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Ce qu’on retiendra de tout ça ?
Eat24 a su mettre en place avec brio un plan média de génie, les Américains sont de sacrés délurés pour le plus grand bonheur de la marque, les bannières sur les sites porno ne coûtent pas grand chose et leur efficacité est optimale. Parfois, la meilleure stratégie est juste sous nos yeux !