Vous ne la connaissez probablement pas mais cette agence est à l’origine de nombreux gros cartons publicitaires mondiaux.

Fondée en 2004 par des anciens de Wieden & Kennedy, 72 and Sunny tire son nom du temps idéal qu’il fait en Californie. Installée à Los Angeles, avec une antenne à Amsterdam, elle compte environ 200 personnes, principalement à son siège américain. Entrée récemment dans le classement des 50 agences les plus créatives du monde par le très sérieux magazine AdAge, elle sait faire parler d’elle grâce à ses réalisations de qualité.

 

« Plus cool qu’Apple »

 

On la désigne souvent comme la petite Apple de la pub made in West Coast mais qui sont ses clients ?

 

Samsung en premier lieu avec cette incroyable collaboration de Jay-Z et la marque coréenne : « The next big thing ».

Mettre en scène une célébrité avec brio, dans un contexte hors du star systeme est toujours délicat. Une justesse d’écriture rare pour une agence américaine, surtout quand on voit la brutalité des productions du nouveau monde quand il s’agit d’utiliser une célébrité.

 

 

L’un des plus grand succès de 72 and Sunny réside également dans le culot de cette petite agence qui défie les grands. Pour Benetton, deux campagne ont renversé la vapeur. La marque italienne, habituée aux scandales à répétitions pour ses publicités, à cette fois-ci plongé dans un univers plus proche de nous, plus intimiste aussi.

Le sociétal est sous les spots, terminé les boats people pour vendre des pulls multicolores. On rentre dans notre vie, dans nos problèmes et cela nous parle. Unhate et Unemploye of the Year seront les campagnes qui porteront ce nouveau sacerdoce à la perfection. Calées sur l’actualité, elle refléteront nos préoccupations plus surement que les photographies dérangeantes des années 90 de la marque de prêt-à-porter.

 

 

 

 

 

Et puis la gloire arrive, un spot pour Nike remporte l’or à de multiples reprises dans les différents festivals de pub. Une très belle réalisation qui fait sens et reste dans l’esprit de la marque au swoosh. Il faut dire que les antécédents estampillés W+K des dirigeants ne doivent pas y être étrangers. Nul doute qu’à Portland les sourires étaient crispés lors de la remise des prix.

 

 

Et pour les amateurs de jeu vidéo, l’agence au soleil à pondue plusieurs ovnis publicitaires pour Call of Duty. Créant un univers ou le joueur est au centre de l’action, format qui n’avait jamais été exploité jusque là. Etrange manière de procéder, mais cette réponse à la problématique client aura le mérite de changer la donne. Le succès de cette nouvelle méthode poussera le client à confier de nouveaux projets à l’agence.

 

 

Pour ceux qui veulent postuler, voici un aperçu de l’agence vu dans cette vidéo réalisé par GOOD Magazine. Alors, qui est tenté par ce nouveau modèle d’agence, qui prône la création collective et veut mettre les égos de côté ?