IEUP : Bonjour Aurélien Rousseau, vous organisez le 14 juin prochain à Bordeaux l’édition 2013 de Twittercamp, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cet événement ?

AR : Twittercamp est une association créée par Pascal Dubord et Guillaume Masson (Idewan) dont le principe fondateur est de créer un rendez-vous annuel dédié aux échanges et aux retours d’expériences sur le digital et les médias sociaux.

Twittercamp, c’est la rencontre du « camp », cet événement web convivial ouvert à tous les publics avec des intervenants pointus dans leur domaine, venus partager leurs expériences et leur vision tout en restant très accessibles et dans l’échange. Leurs interventions proposeront un éclairage sur les dernières tendances social media et e-marketing.

Chaque intervenant présente son sujet, son expérience et les grands enjeux, puis ouvre la discussion avec un public réduit à 50 personnes par atelier. Toutes les 45 min, le public change d’atelier et se constitue ainsi un programme personnalisé.

IEUP : À quel public est destiné Twittercamp ?

AR : Twittercamp est un événement pour tous les acteurs publics et privés confrontés aux enjeux du web, bien au-delà de la communauté du digital. C’est donc un événement qui est destiné à un public de professionnels, mais pas nécessairement averti.

IEUP : Depuis la première édition de 2010, avez-vous observé une évolution du public dans son utilisation des nouvelles technologies et du web ?

AR : Twittercamp n’a cessé de prendre de l’ampleur, pour cette édition, nous avons pensé l’événement de 2013 comme une manifestation grand public et pédagogique. Les premières éditions réunissaient au départ des initiés du monde digital. Aujourd’hui, les réseaux sociaux concernent tout le monde. On ne peut plus dire comme on a pu l’entendre dans les années 2000 qu’il y un univers digital et un monde réel : ils sont interconnectés en permanence.

IEUP : Des intervenants d’univers éclectiques seront présents lors de cet événement, comment les avez-vous choisis ?

AR : Notre objectif était d’avoir des intervenants de secteurs différents pour que leurs retours d’expérience puissent inspirer des professionnels dont l’activité se situe à des degrés variés de maturité digitale.

Twittercamp n’est pas un événement qui reprend des grandes théories, mais bien des actions concrètes qui fonctionnent. Ce qui nous intéresse et que nous voulons proposer au public ce n’est pas tant de savoir si les dirigeants sont sensibilisés au sujet, mais bien quelle organisation ils mettent en place face à une société qui nécessite plus de réactivité en terme de ligne stratégique de marque. Ces questions d’organisation concernent aussi bien l’entreprise du CAC40 qu’une PME ou une TPE, que leur activité soit au sein d’un marché mainstream ou d’un marché de niche.

IEUP : À titre personnel, quelles sont pour vous les évolutions majeures et à venir dans ces prochaines années dans notre manière d’utiliser les nouvelles technologies ?

AR : C’est très difficile de faire de la prospective en la matière et c’est un exercice qui manque d’humilité. Ce que nous notons chez STJOHN’S à travers notre participation à des conférences en France et aux États-Unis notamment, ce sont des tendances qui s’intensifient de plus en plus :

# la priorité au mobile (smartphones et tablettes) pour les grands de la Silicon Valley et la nécessité pour les marques de s’adapter à ces usages qui se développent très rapidement.
# l’explosion des données (big data) et la nécessité pour les marques de bien les utiliser.

IEUP : Selon vous, les annonceurs ont-ils pleinement pris conscience de ces évolutions ?

AR : La question n’est plus aujourd’hui celle de la sensibilisation. De toute évidence, la pratique des réseaux sociaux s’est totalement généralisée, si bien que les organisations n’ont pas d’autres choix que d’apporter une réponse en la matière.

Les entreprises et les collectivités les plus matures sont celles qui ne subissent pas le déferlement du 2.0, mais celles qui l’envisagent comme une opportunité de communiquer différemment, en instaurant une relation plus forte avec leurs clients et les relais d’opinion.

Mais ce passage au 2.0 ne va pas de soi tant cela a un impact sur la culture, les organisations et les expertises.

C’est ce qui fait à mon sens tout l’intérêt de Twittercamp : partager et échanger sur les bonnes pratiques pour permettre à chacun de progresser dans sa réflexion.

IEUP : Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, et très bon Twittercamp le 14 juin prochain !

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur la 6ème édition de Twittercamp qui aura lieu le 14 juin prochain à Bordeaux, rendez-vous sur : www.twittercamp.fr
Suivez également l’événement sur : Facebook et Twitter : @tcamp2013 #TCAMP2013