En Australie, pour répondre à une baisse conséquente de son chiffre d’affaire, McDonald’s mise depuis un an sur les petites faims. Le géant du burger a donc lancé en 2012 son “loose change menu“, une gamme de produits simple et accessible que l’on peut payer avec sa petite monnaie. Un peu comme en France où elle propose des produits à bas prix tels que le Croque McDo ou le P’tit Wrap. Pour soutenir cette nouvelle offre, l’agence DDB Sydney avait signé deux spots amusants mettant en scène des personnes prêtes à tout pour se payer un simple hamburger.


Devant le succès de l’offre, la firme américaine a choisi la continuité dans sa communication et a refait appel à l’agence australienne pour une nouvelle campagne de publicité. Celle-ci, sobrement intitulée “Loose Change Menu“ a été lancée en deux temps. Tout d’abord avec l’apparition sur les chaînes australiennes d’un spot TV dans la continuité des précédents et mettant en scène un jeune homme prêt à tous les efforts pour récupérer un dollar symbolique qui lui permettra de se payer un cheeseburger.


Et depuis quelques jours, la campagne est complétée par trois prints amusants mais un peu dépressifs.

            

Avec une idée qui n’est pas sans rappeler la superbe publicité Ikea diffusée aux Etats-Unis il y a quelques années, DDB Sydney met en scène la face sombre de ce “loose change menu“ qui rend malheureux les produits pour lesquels on est habitués à investir notre monnaie. Le concept est clair et compréhensible, la réalisation propre et soignée. La campagne reste tout de même selon moi risquée et pourrait provoquer un “black effect“. Un peu comme le film Toy Story avait poussé les gens à ressortir leurs jouets du grenier, voir ce joli nounours rose enfermé dans sa machine à grappin donnerait presque envie de se passer de frites et d’aller le délivrer comme on le faisait à la fête foraine étant petits.

La seule chose que je ne parviens pas à m’expliquer, c’est ce quatrième print sorti en même temps que les autres mais basé sur une idée créative totalement différente.

Là encore, l’efficacité est au rendez-vous puisqu’en voyant le visuel on se dit immédiatement “je peux me payer un menu McDonald’s avec les quelques pièces qui trainent au fond ma poche“. Mais la différence entre ce print et les autres est tellement flagrante qu’on en viendrait presque à se demander si ce n’est pas une créa sauvage.