Avant de copiner avec la Russie, Brigitte Bardot et la fondation du même nom ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation contre le port de la fourrure. Ainsi, depuis fin 2012, on peut voir sur les murs de certaines villes une affiche représentant deux personnes qui portent un manteau où, à la place du col en fourrure, gît un animal qui baigne dans son sang. Le message : souligner que 90% de la production de fourrure sert à la confection de cols et accessoires. L’affiche appelle donc à « regarder la cruauté ensemble », et renvoie vers le site « Je ne porte pas de fourrure » où sont détaillées les campagnes de l’association.

Les militants contre la fourrure sont adeptes des campagnes chocs, qui restent un moyen efficace de percuter et de dégoûter le public. Cette photographie reste assez soft par rapport à d’autres visuels que l’on peut retrouver aisément sur le web. La question qui se pose est : est-ce vraiment efficace ? Si le trash peut marquer et convaincre, il peut également provoquer une volonté de justement ne pas regarder la vérité en face. Beaucoup de gens se sentent agressés par ce genre d’images difficiles, ce qui ne bénéficie pas à l’organisme ni à la cause.

Au contraire, certaines campagnes sont beaucoup plus subtiles et misent sur l’humour pour convaincre. Je pense par exemple à l’affiche de Humane Society International, représentant un ventre d’homme nu et doté d’une pilosité certaine, accompagné de la recommandation « Portez votre propre fourrure ». Je trouve que ce genre de campagne marque autant, quoique différemment, tout en augmentant le capital sympathie de l’organisation derrière.