Volontairement ou pas, la plupart des campagnes contre le viol culpabilisent les victimes.
La ville d’Edmonton au Canada a bien compris que pour contrer le viol, c’est à l’agresseur et aux hommes qu’il fallait s’adresser.
En effet, des études ont démontré que cibler des comportements de victimes dans les campagnes était non seulement inefficace mais que cela contribuait à augmenter l’auto-blâme des victimes.

Dans la continuité de leur première campagne « Don’t be that guy » lancée il y a 2 ans, l’association Sexual Assault Voices of Edmonton vient de sortir une nouvelle série de visuels de sensibilisation au viol.
Des phrases simples qui s’adressent aux hommes, un visuel clair qui ne culpabilise pas les victimes ou leurs comportements : la prévention est le maitre mot de cette campagne.
Rappelons qu’aujourd’hui encore, 48 % des hommes entre 18 et 25 ans estiment que ce n’est pas un viol quand la fille est trop saoule pour comprendre ce qui lui arrive.
Ces visuels s’attaquent donc à l’avant viol et non aux conséquences ou raisons du celui-ci, ils montrent comment relation non-consentie et relation forcée sont toutes deux des formes d’agression sexuelle. Un angle judicieux qui aujourd’hui encore n’est malheureusement que très peu utilisé.

Les affiches de cette campagne seront affichées dans les toilettes des bars, dans des magazines et campus universitaires. Espérons maintenant qu’Edmonton servira d’exemple aux autres villes ainsi qu’aux autres pays.


(Ce n’est pas du sexe si elle s’est évanouie. Avoir des rapports avec une personne incapable de consentir = agression sexuelle)


(Ce n’est pas du sexe s’il change d’avis. Sexe quand l’autre n’est plus d’accord = agression sexuelle)


(Ce n’est pas du sexe si elle n’en a pas envie. Sexe sans consentement volontaire = agression sexuelle)


(Ce n’est pas du sexe si elle est saoule. Avoir des relations sexuelles avec une personne incapable de consentir = agression sexuelle)

La campagne d’il y a 2 ans